Sa première rentrée en maternelle.

rentrée en maternellePetit préambule ou comment une fosse septique a failli briser les rêves d’école de mon fils. C’était il y a fort, fort longtemps (18 ans exactement). Journée ensoleillée d’août, chaleur du soleil sur la peau et… odeur pestilentielle ! La fosse septique de notre location débordait ! La propriétaire dépêcha sur place une personne pour la vider. Mon fils jouait à proximité. Il était tellement excité par l’approche de la rentrée des classes que l’odeur n’entama en rien sa bonne humeur. Le monsieur s’activait tout en lançant la conversation « Alors, petit, t’as quel âge? ». « Deux ans et neuf mois » (en digne fils d’enseignant, son anniversaire tombait le jour de la rentrée!),  » Ah, alors tu vas aller à l’école ? » Le visage de l’enfant s’illumina « Oui, je vais aller à l’école! ». L’homme se redressa « Eh ben, profite bien de tes derniers jours de vacances parce qu’à l’école tu vas pas rigoler! » Mon fils se figea puis tourna vers moi un regard à la fois apeuré et étonné. Un regard qui demandait « Maman, tu m’as menti ? Qu’est-ce qui m’attend vraiment? » J’ai compris ce jour-là l’aversion de certains enfants envers l’école dès la maternelle ! Il y a un juste milieu entre décrire l’école comme un monde parfait (l’enfant risque d’être déçu, ce qui a été le cas de mon fils, mais ça c’est une autre histoire…) et le présenter avec angoisse et circonspection (les mauvais souvenirs des parents, même non-dits, sont perçus par l’enfant). Le juste milieu est de ne pas trop en faire (et de ne pas trop s’en faire). La plupart du temps, l’enfant connaît déjà les locaux et « la maîtresse » pour avoir passé une demi-journée de juin à la maternelle. Il ne vous reste donc plus qu’à :

  • rester cool et envisager le jour de l’école comme un goûter d’anniversaire (un peu d’excitation, des questions sur les invités, un beau vêtement pratique).
  • ne pas oublier son doudou pour la sieste et ses chaussons.
  • ne pas faire de recommandations à l’enfant (le professeur est là pour ça). Même le fameux « tu seras sage » est inutile (et angoissant). 
  • ne pas faire de recommandations à l’enseignant (ce n’est pas le moment et s’il y a allergies ou autre infos importantes à communiquer, cela a été fait en juin). 
  • dire au revoir à l’enfant en lui précisant bien qui viendra le chercher. 
  • évidemment ne pas lui faire des adieux comme s’il partait au front et que vous risquiez de ne plus le revoir. Imaginez que vous le laisser pour un goûter d’anniversaire, donc sourire de circonstance. 
  • être là pour goûter avec lui.
  • ne pas lui dire « Tu m’as manqué » en le retrouvant. 
  • ne pas lui tirer les vers du nez pendant vingt minutes. Comme tous les enfant de trois ans, il ne racontera pas sa journée.

Vous voulez tout de même savoir ce qu’il a fait ? Posez-lui quelques questions précises : Tu as joué ? La maitresse a lu un livre ? Vous étiez assis ou debout ? À la récréation tu as joué avec un autre élève ? Vous avez couru ? Tu as mangé quoi à la cantine (la réponse sera à vérifier…). Là, il y a déjà presque trop de questions.

Astuce pour tout savoir sans poser de questions : quelques jours avant la rentrée, (re)lisez avec votre enfant une histoire présentant la maternelle. Par exemple P’tit loup rentre à l’école (éditions Auzou), T’choupi rentre à l’école (éditions Nathan)  ou, pour varier les titres et si vous aimez les livres vintage et encore top, L’école, quelle aventure ! (Bayard Éditions). Puis le soir de la rentrée, reprenez le livre en jouant à « c’était pareil, c’était pas pareil ». 

Et de votre côté, comment s’est déroulée la première rentrée en maternelle de vos enfants ? A-t-elle été à l’image de l’année scolaire ? 

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